
L’arbre
Je voudrais comme lui m’élever jusqu’au ciel
En poussant vers le bas en poussant vers le haut
Je voudrais être un arbre et comme lui grandir
Les deux pieds dans la terre et la tête au soleil…
Je voudrais comme lui m’élever jusqu’au ciel
En poussant vers le bas en poussant vers le haut
Je voudrais être un arbre et comme lui grandir
Les deux pieds dans la terre et la tête au soleil…
Ainsi qu’une Pythie
La nature m’induit
Au travers du visible
À percer l’invisible
Pas de cris, de bruit, en ce début novembre,
De joie, de soleil en ce jour de Toussaint
Où même le vent plaint la terre qui se meure.
Sur la glace fragile
Quelques gouttes de sang
À jamais immobile
L’oiseau gît sur l’étang…
On la conserve en pot au fond de nos armoires, petite madeleine au cœur de nos mémoires…